polyphonie plastique

2018

Polyphonie plastique 2, 2018, oil on canvas, 30 x 40 cm Polyphonie plastique 7, 2018, oil on canvas, 40 x 30 cm Polyphonie plastique 4, 2018, oil on canvas, 40 x 30 cm Polyphonie plastique 3, 2018, oil on canvas, 30 x 40 cm Polyphonie plastique 5, 2018, oil on canvas, 30 x 40 cm Polyphonie plastique 10 (detail), 2018, oil on canvas, 73 x 92 cm

Par l’utilisation de la couleur, de la lumière et d’une touche délicate, ses peintures déploient une lecture contemporaine de l’intimité et de l’utilisation des objets qui nous relient au monde numérique. Elles explorent l’implication des nouveaux médias dans notre rapport non seulement aux images mais aussi au réel.

Du virtuel au réel son espace pictural est l’espace de la simultanéité, la toile condense deux dimensions, elle est « fenêtre ouverte » et miroir.

Le travail de Pierre Cendres réside dans l’observation des gestes qui peuplent son quotidien. Avec ironie, il explore de nouvelles visualités.

L’artiste démarre souvent par une surface abstraite pour s’approcher d’une figuration. La toile est un plan chargé de peinture, un champ épais, où l’artiste vient creuser avec le manche du pinceau.

Dans toutes ses constructions abstraites, il découvre les gestes qui alternent l’effacement et la révélation de ces motifs. Par différents types de tissages où le fond, le trait, la lumière et la couleur sont conjugués, les procédés plastiques se confondent avec ce qu’ils sont censés représenter.

Cette « peinture polyphonique » qui se présente parfois comme une construction ou d’autres, comme une archéologie, est une représentation de l’éternel conflit du dessin et de la couleur. Le contour ne cerne pas toujours les couleurs, les masses colorées dérangent l’architecture des lignes, la paire dessin-couleur est mise en mouvement dans la recherche de l’absolu. Le rendu de l’image est non finito. L’infini dans l’incomplet.

La mise en mystère qui résulte de ce choix technique est maintenue pour mieux laisser le regardeur discerner le sujet. Dans cette courte période de temps qui va de l’imperceptibilité des choses à son dévoilement se dégage un milieu pensif. Pour Pierre Cendres, la dimension méditative de ses œuvres est un échange émotif.

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